Le parcours

Le Mont Blanc en ligne de mire

Mardi dernier, le 16 mars donc était annoncé le parcours de la X-Alps 2021. Pour l’occasion, un live avec les organisateurs et quelques pilotes était organisé sur Facebook. Pour nous pilotes, pas vraiment de surprise… Juste la confirmation que les fuites n’étaient pas de que des rumeurs. Mais on espère toujours, c’est humain, et j’avoue que au milieu de ma journée de ski, j’ai passé une bonne partie de la montée à zieuter ce live avec une pointe d’espérance qui animait mon esprit, me faisant oublier ma chaussure gauche qui me transperçait la peau. Merde, on ira pas à la mer et je vais finir avec une ampoule. Ca me donnera une excuse pour enfiler mes tongs, parce qu’apparemment, elle ne vont pas me servir à grand chose ! C’est pas mal de déception car l’essence de la course est une traversée des Alpes, la course s’appelait jusqu’à lors Redbull X-Alps, Salzburg to Monaco. C’est également un petit désavantage pour les pilotes français, principalement mental, car une fois au Mont Blanc, on se sent comme à la maison et les montagnes qui mènent à la mer font partie de notre terrain de jeu.

Les raisons ? Cela regarde l’organisation. Mais comme ce n’est ni du foot, ni du vélo… il est vrai qu’en France, il y a peu d’investissement sur cette course, qui est bien plus populaire hors du territoire.

Cette déception a vite laissé place à l’envie de découvrir ce nouveau parcours, plutôt original. Le Mont-Blanc sera donc notre ligne de mire avant de planter un virage à 180°. Si la météo est de notre côté, les vols annoncés semblent magnifiques mais les axes des vallées promettent de longues parties de plat si la pluie s’invite à la fête.

Au boulot !

Alors, tu t’entraines ? C’est une question qui revient souvient. Oui, les athlètes s’entrainent mais ce n’est qu’une partie de la préparation à cette course, certes une grosse partie. Il y a côté de cela une énorme préparation logistique, un travail d’équipe, la recherche de sponsors. L’analyse du parcours en fait partie, et dés aujourd’hui, de longues heures passées sur google earth sont programmées.

Les données que je regarde, sont celles qu’on peut utiliser à moindre échelle pour programmer un cross ou une sortie en marche et vol.

  • le parcours : les balises, les distances de chaque branches avec des définition de secteurs en fonction du relief.

Par secteur, je regarde :

  • les zones aériennes : gros points noires, qui doivent être impérativement respectés sous peine d’être pénalisé ou disqualifié. C’est arrivé de nombreuse fois dans les précédentes éditions. Les zones influences aussi énormément les choix en vols, et c’est là que parfois on a du mal à comprendre le choix d’un pilote, confortablement installé devant le livetracking.
  • Les chemins : pour cela, il faut avoir accès à la carto des différents pays. (Je ferai un point plus tard sur les applications que j’utilise)
  • Les vols réalisés : sur XCcontest, vous pouvez choisir la zone qui vous intéresse. (par ici)
  • Les décos et atterros possible, déjà utilisés et ceux potentiels (Merci **** pour la carte magique)

Cela représente pas mal de boulot. La course débutant mi juin, le repérage risque d’être limité à cause de l’enneigement. Nous allons essayer de nous déplacer durant le mois de mai, en fonction de la météo. Croisons les doigts !

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